Poèmes de l’Amour, 1924
CLXV. « En vain la peur d’un joug tendre et fatal »
En vain la peur‖ d’un joug tendre et fatalVient m’adjurer‖ d’être de toi guérie :Un corps aimé‖ est comme un lieu natal,Un vif amour‖ est comme une patrie !
Je ne veux plus‖ occuper ma raisonÀ repousser‖ ta permanente image.J’attends ! — Parfois‖ la plus chaude saisonBoit la fraîcheur‖ du survenant orage.
— Mais quand ma vie‖ au souhait insistantEst par ta voix‖ jusqu’aux veines mordue,J’arrache un cri‖ à mon cœur haletant,Comme un poignard‖ dont la lame est tordue…
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Décasyllabes· profil 4+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a fatal / natal masculine, classiqueb guérie / patrie féminine, classiquea raison / saison masculine, classiqueb image / orage féminine, classiquea insistant / haletant masculine, classiqueb mordue / tordue féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources