Poèmes de l’Amour, 1924
LXI. « Je crois à l’âme, si c’est elle »
Je crois à l’âme, si c’est elleQui me donne cette vigueurDe me rapprocher de ton cœurQuand tu parais sombre et rebelle !
Je crois à l’âme, si vraimentC’est d’elle que je tiens l’audaceDe t’avoir scruté face à faceDans les divins commencements !
— Mais, ô Nature impérieuse,Instinct qui ne cédez jamais,Turbulence mystérieuse,N’est-ce point par vous que j’aimais ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abba) 1(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a elle / rebelle féminine, classiqueb vigueur / cœur masculine, classiquea vraiment / commencements masculine, non classiqueb l’audace / face féminine, classiquea impérieuse / mystérieuse féminine, classiqueb jamais / j’aimais masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 0.8
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources