Poèmes de l’Amour, 1924
LX. « Je ne puis jamais reposer »
Je ne puis jamais reposerMon esprit, qui, de loin, contrôleLe souci qui vient t’épuiser,L’ennui qui pèse à ton épaule.
Jamais je n’ignore un instantQue tu respires, parles, rêves ;J’éprouve, triste combattant,La nécessité d’une trêve !
— Ah ! j’aurais besoin que parfois,Dans une calme et longue aurore,L’univers m’apparût sans toi,Et ne t’eût pas fait naître encore !
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a reposer / t’épuiser masculine, classiqueb contrôle / épaule féminine, classiquea instant / combattant masculine, classiqueb rêves / trêve féminine, non classiquea parfois / toi masculine, non classiqueb aurore / encore féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 1.7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources