Poèmes de l’Amour, 1924
XXIX. « L’automne a lentement mouillé les paysages »
L’automne a lentement‖ mouillé les paysages ;Son humide tristesse‖ en mon cœur s’insinue.La nature, pourtant,‖ ne peut me sembler nue,Puisque en elle, au lointain,‖ respire ton visage.
Je reproche à mes yeux‖ de se sentir déçusPar la légère pluie‖ enserrant l’univers.Mais l’été fut plaintif.‖ Bientôt voici l’hiver.Et je me sens mourir,‖ car je n’ai pas reçuLes seuls dons que mon cœur‖ hanté se représente :Mon épaule meurtrie,‖ et ta tête pesante…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(abbacc)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 quatrain, 1 sizain
- Mots à la rime
- a paysages / visage féminine, non classiqueb s’insinue / nue féminine, classiquea déçus / reçu masculine, non classiqueb l’univers / l’hiver masculine, non classiquec représente / pesante féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.6· écart moyen à la rime classique 3.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
10 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources