Poèmes de l’Amour, 1924
LXXIV. « Peut-être jamais ne saurai-je »
Peut-être jamais ne saurai-jePourquoi tu te taisais ! L’été,L’azur, les nuits claires, la neige,Comme ton visage entêté,N’ont rien pour les interpréter !
Ils brillent, parfument, rayonnent,Implacables, distraits, charmants,Sans rien répondre à nos tourments !— Mais, hélas ! ce cœur de lionne,Ce cœur puissant, ce cœur adroit,Qui, pour ne pas troubler ton calme,Se suspendait au loin sur toi,Plus léger que l’ombre des palmes,Que l’arome immense et sans poids,Faut-il vraiment qu’il se détruise,Et faut-il que nul ne te dise,Pour ne pas déranger ta paix,Que c’est l’univers qu’il comblait !
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1[ababb] 1[abba] 1[ababa] 2[aa]
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a saurai-je / neige féminine, classiqueb L’été / entêté / interpréter masculine, classiquea rayonnent / lionne féminine, non classiqueb charmants / tourments masculine, non classiquec adroit / toi / poids masculine, classiqued calme / palmes féminine, non classiquee détruise / dise féminine, non classiquef paix / comblait masculine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 3.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources