Poèmes de l’Amour, 1924
XVII. « Toujours, à toutes les secondes »
Toujours, à toutes les secondes,Tandis qu’errante ou sous mon toitJe suis moins moi-même que toi,Ton corps lointain se mêle au monde !
— Je t’évoque : doux, sans orgueil,Alternant les bonds et les pauses,La tristesse comblant ton œil,Avec précaution tu poses,(C’est dans mon songe !) sur le seuilDe mon âme amère et déclose,Ton pas calculé de chevreuil…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(abababa)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 quatrain, 1 septain
- Mots à la rime
- a secondes / monde féminine, non classiqueb toit / toi masculine, non classiquea orgueil / œil masculine, classiqueb pauses / poses / déclose féminine, classiquec seuil / chevreuil masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
11 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources