Poèmes de l’Amour, 1924
CXLVII. « Tu vis, tu parles, tu possèdes »
Tu vis, tu parles, tu possèdes,Rien qu’en étant ce que tu es,Cet absolu que préparaitL’antique sort qui nous précède.
Mon désir ne t’est que prêté,Mais dans ces moments où me cribleL’intérieure volupté,Je te souhaite moins visible,Je te regarde de côté,Comme à ces spectacles horribles,Où, tenté par la cruauté,L’œil craintif devient une ciblePour le couteau de la beauté…
Versification
- Forme
- Strophes variées
- Rimes
- 1(abba) 1(ababcdcdc)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 1 quatrain, 1 neuvain
- Mots à la rime
- a possèdes / précède féminine, non classiqueb es / préparait masculine, non classiquea prêté / volupté masculine, classiqueb crible / visible féminine, classiquec côté / cruauté / beauté masculine, classiqued horribles / cible féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.3· écart moyen à la rime classique 2.1
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poèmes de l’Amour, Paris, ARTHÈME FAYARD et Cie, ÉDITEURS, 1924· numérisation wikisource.org· Sources