Compléments, 1872‑1918· Premiers poèmes (1872-1879)
L’Âme indifférente
Le ciel a la couleur doucedes yeux de la vierge roussedont l'azur chaste pâlit.Seul, l'or d'un nuage mousse.Cependant, dans son grand lit,(j'entends les soupirs de l'aulne)La rivière coule jaune.
Le ciel a la couleur grisedes saints de la vieille égliseaux vagues yeux de granit.Aucun rayon ne l'iriseCependant dans son grand litLa rivière coule verteComme les rubans de Berthe.
Comme la rivière nue(j'entends la plainte inconnue !)Sommeille, dans son grand lit,Sans souci du ciel sans nuepu du ciel couleur de nuit,mon âme hélas — morte aux roses ! —Ne réfléchit, plus les choses !
Versification
- Forme
- 3 septains (septains)
- Rimes
- 3(aababcc)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 3 septains
- Mots à la rime
- a douce / rousse / mousse féminine, classiqueb pâlit / lit masculine, classiquec l'aulne / jaune féminine, classiquea grise / église / l'irise féminine, classiqueb granit / lit masculine, classiquec verte / Berthe féminine, classiquea nue / inconnue féminine, classiqueb lit / nuit masculine, classiquec roses / choses féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.5· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
21 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Figaro : journal non politique, Paris, Figaro, 1931-01-17· numérisation poetica.fr· Sources