Compléments, 1872‑1918· Premiers poèmes (1872-1879)
À Mme Nina de Villard
Le Souper se colore‖ à la flamme qui danseD’un punch que vous avez‖ reconnu pour le sien ;Je trouve humble, et muet‖ comme un musicien,À ses mots, un parfum‖ rêveur de Décadence.
Dans sa chaise, avec maint‖ détail parisien,Elle a l’air, en-allée‖ en toute l’indolence(L’heure est parisienne‖ aussi par excellence)D’écouter son petit‖ doigt, ce physicien.
Tandis qu’elle promène‖ un regard massagèteDans un coin idéal,‖ sur les pieds clairs de cetteNina, sœur de Ninon,‖ et fille de Ninus,
Doux Badinguiste, sans‖ prétentions bien franches,Au fond légitimard‖ aux désirs contenus,S’effeuille ce bouquet‖ de violettes blanches !
Versification
- Forme
- Sonnet peu classique (sonnet)
- Rimes
- abba baab ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Mots à la rime
- a danse / Décadence féminine, classiqueb sien / musicien masculine, classiquea parisien / physicien masculine, classiqueb l’indolence / excellence féminine, classiquea massagète / cette féminine, classiqueb Ninus / contenus masculine, classiquea franches / blanches féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Figaro : journal non politique, Paris, Figaro, 1931-01-17· numérisation poetica.fr· Sources