Poésies d’Humilis, 1881· Vers inédits
Sonnet d’Été
Nous habiterons‖ un discret boudoir,Toujours saturé‖ d’une odeur divine,Ne laissant entrer,‖ comme on le devine,Qu’un jour faible et doux‖ ressemblant au soir.
Une blonde frêle‖ en mignon peignoirTirera des sons‖ d’une mandoline,Et les blancs rideaux‖ tout en mousselineSeront réfléchis‖ par un grand miroir.
Quand nous aurons faim,‖ pour toute cuisineNous grignoterons‖ des fruits de la Chine,Et nous ne boirons‖ que dans du vermeil ;
Pour nous endormir,‖ ainsi que des chattesNous nous étendrons‖ sur de fraîches nattes ;Nous oublîrons tout,‖ — même le soleil !
Pièce parue à la Renaissance Littéraire et Artistique, le 30 novembre 1872, sous la signature P. Néouvielle.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 1 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd eed
- Mètre
- Décasyllabes· profil 5+5
- Mots à la rime
- a boudoir / soir masculine, classiqueb divine / devine féminine, classiquea peignoir / miroir masculine, classiqueb mandoline / mousseline féminine, classiquea cuisine / Chine féminine, classiqueb vermeil / soleil masculine, classiquea chattes / nattes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies d’Humilis et Vers Inédits, Paris, Albert Messein, Éditeur, 1924· numérisation poesies.net· Sources