La Tapisserie De Notre-Dame, 1913
Les cinq prières dans la cathédrale de Chartres
I. Prière de résidence
Ô reine voici donc‖ après la longue route,Avant de repartir‖ par ce même chemin,Le seul asile ouvert‖ au creux de votre main,Et le jardin secret‖ où l'âme s'ouvre toute.
Voici le lourd pilier‖ et la montante voûte ;Et l'oubli pour hier,‖ et l'oubli pour demain ;Et l'inutilité‖ de tout calcul humain ;Et plus que le péché,‖ la sagesse en déroute.
Voici le lieu du monde‖ où tout devient facile,Le regret, le départ,‖ même l'événement,Et l'adieu temporaire‖ et le détournement,Le seul coin de la terre‖ où tout devient docile,
Et même ce vieux cœur‖ qui faisait le rebelle ;Et cette vieille tête‖ et ses raisonnements ;Et ces deux bras raidis‖ dans les casernements ;Et cette jeune enfant‖ qui faisait trop la belle.
Voici le lieu du monde‖ où tout est reconnu,Et cette vieille tête‖ et la source des larmes ;Et ces deux bras raidis‖ dans le métier des armes ;Le seul coin de la terre‖ où tout soit contenu.
Voici le lieu du monde‖ où tout est revenuAprès tant de départs,‖ après tant d'arrivées.Voici le lieu du monde‖ où tout est pauvre et nuAprès tant de hasards,‖ après tant de corvées.
Voici le lieu du monde‖ et la seule retraite,Et l'unique retour‖ et le recueillement,Et la feuille et le fruit‖ et le défeuillement,Et les rameaux cueillis‖ pour cette unique fête.
Voici le lieu du monde‖ où tout rentre et se tait,Et le silence et l'ombre‖ et la charnelle absence,Et le commencement‖ d'éternelle présence,Le seul réduit où l'âme‖ est tout ce qu'elle était.
Voici le lieu du monde‖ où la tentationSe retourne elle-même‖ et se met à l'envers.Car ce qui tente ici‖ c'est la soumission ;Et c'est l'aveuglement‖ dans l'immense univers.
Et le déposement‖ est ici ce qui tente,Et ce qui vient tout seul‖ est l'abdication,Et ce qui vient soi-même‖ et ce qui se présenteN'est ici que grandesse‖ et présentation.
C'est la révolte ici‖ qui devient impossible,Et ce qui se présente‖ est la démission.Et c'est l'effacement‖ qui devient invincible.Et tout n'est que bonjour‖ et salutation.
Ce qui partout ailleurs‖ est une accessionN'est ici qu'un total‖ et sourd abrasement.Ce qui partout ailleurs‖ est un entassementN'est ici que bassesse‖ et que dépression.
Ce qui partout ailleurs‖ est une oppressionN'est ici que l'effet‖ d'un noble écrasement.Ce qui partout ailleurs‖ est un empressementN'est ici qu'héritage‖ et que succession.
Ce qui partout ailleurs‖ est une rude guerreN'est ici que la paix‖ d'un long délaissement.Ce qui partout ailleurs‖ est un affaissementEst ici la loi même‖ et la norme vulgaire.
Ce qui partout ailleurs‖ est une âpre batailleEt sur le cou tendu‖ le couteau du boucher,Ce qui partout ailleurs‖ est la greffe et la tailleN'est ici que la fleur‖ et le fruit du pêcher.
Ce qui partout ailleurs‖ est la rude montéeN'est ici que descente‖ et qu'aboutissement.Ce qui partout ailleurs‖ est la mer démontéeN'est ici que bonace‖ et qu'établissement.
Ce qui partout ailleurs‖ est une dure loiN'est ici qu'un beau pli‖ sous vos commandements.Et dans la liberté‖ de nos amendementsUne fidélité‖ plus tendre que la foi.
Ce qui partout ailleurs‖ est une obsessionN'est ici sous vos lois‖ qu'une place rendue.Ce qui partout ailleurs‖ est une âme vendueN'est ici que prière‖ et qu'intercession.
Ce qui partout ailleurs‖ est une lassitudeN'est ici que des clefs‖ sur un humble plateau.Ce qui partout ailleurs‖ est la vicissitudeN'est ici qu'une vigne‖ à même le coteau.
Ce qui partout ailleurs‖ est la longue habitudeAssise au coin du feu‖ les poings sous le menton,Ce qui partout ailleurs‖ est une solitudeN'est ici qu'un vivace‖ et ferme rejeton.
Ce qui partout ailleurs‖ est la décrépitudeAssise au coin du feu‖ les poings sur les genouxN'est ici que tendresse‖ et que sollicitudeEt deux bras maternels‖ qui se tournent vers nous.
Nous nous sommes lavés‖ d'une telle amertume,Étoile de la mer‖ et des récifs salés,Nous nous sommes lavés‖ d'une si basse écume,Étoile de la barque‖ et des souples filets.
Nous avons délavé‖ nos malheureuses têtesD'un tel fatras d'ordure‖ et de raisonnement,Nous voici désormais,‖ ô reine des prophètes,Plus clairs que l'eau du puits‖ de l'ancien testament.
Nous avons gouverné‖ de si modestes arches,Voile du seul vaisseau‖ qui ne périra pas,Nous avons consulté‖ de si pauvres compas,Arche du seul salut,‖ reine des patriarches.
Nous avons consommé‖ de si lointains voyages,Nous n'avons plus de goût‖ pour les pays étranges.Reine des confesseurs,‖ des vierges et des anges,Nous voici retournés‖ dans nos premiers villages.
On nous en a tant dit,‖ ô reine des apôtres,Nous n'avons plus de goût‖ pour la péroraison.Nous n'avons plus d'autels‖ que ceux qui sont les vôtres,Nous ne savons plus rien‖ qu'une simple oraison.
Nous avons essuyé‖ de si vastes naufrages,Nous n'avons plus de goût‖ pour le transbordement,Nous voici revenus,‖ au déclin de nos âges,Étoile du seul Nord‖ dans votre bâtiment.
Ce qui partout ailleurs‖ est de dispersionN'est ici que l'effet‖ d'un beau rassemblement.Ce qui partout ailleurs‖ est un démembrementN'est ici que cortège‖ et que procession.
Ce qui partout ailleurs‖ demande un examenN'est ici que l'effet‖ d'une pauvre jeunesse.Ce qui partout ailleurs‖ demande un lendemainN'est ici que l'effet‖ de soudaine faiblesse.
Ce qui partout ailleurs‖ demande un parcheminN'est ici que l'effet‖ d'une pauvre tendresse.Ce qui partout ailleurs‖ demande un tour de mainN'est ici que l'effet‖ d'une humble maladresse.
Ce qui partout ailleurs‖ est un détraquementN'est ici que justesse‖ et que déclinaison.Ce qui partout ailleurs‖ est un baraquementN'est ici qu'une épaisse‖ et durable maison.
Ce qui partout ailleurs‖ est la guerre et la paixN'est ici que défaite‖ et que reddition.Ce qui partout ailleurs‖ est de séditionN'est ici qu'un beau peuple‖ et dès épis épais.
Ce qui partout ailleurs‖ est une immense arméeAvec ses trains de vivre‖ et ses encombrements,Et ses trains de bagage‖ et ses retardements,N'est ici que décence‖ et bonne renommée.
Ce qui partout ailleurs‖ est un effondrementN'est ici qu'une lente‖ et courbe inclinaison.Ce qui partout ailleurs‖ est de comparaisonEst ici sans pareil‖ et sans redoublement.
Ce qui partout ailleurs‖ est un accablementN'est ici que l'effet‖ de pauvre obéissance.Ce qui partout ailleurs‖ est un grand parlementN'est ici que l'effet‖ de la seule audience.
Ce qui partout ailleurs‖ est un encadrementN'est ici qu'un candide‖ et calme reposoir.Ce qui partout ailleurs‖ est un ajournementN'est ici que l'oubli‖ du matin et du soir.
Les matins sont partis‖ vers les temps révolus,Et les soirs partiront‖ vers le soir éternel,Et les jours entreront‖ dans un jour solennel,Et les fils deviendront‖ des hommes résolus.
Les âges rentreront‖ dans un âge absolu,Les fils retourneront‖ vers le seuil paternelEt raviront de force‖ et l'amour fraternelEt l'antique héritage‖ et le bien dévolu.
Voici le lieu du monde‖ où tout devient enfant,Et surtout ce vieil homme‖ avec sa barbe grise,Et ses cheveux mêlés‖ au souffle de la brise,Et son regard modeste‖ et jadis triomphant.
Voici le lieu du monde‖ où tout devient novice,Et cette vieille tête‖ et ses lanternements,Et ces deux bras raidis‖ dans les gouvernements,Le seul coin de la terre‖ où tout devient complice,
Et même ce grand sot‖ qui faisait le malin,(C'est votre serviteur,‖ ô première servante),Et qui tournait en rond‖ dans une orbe savante,Et qui portait de l'eau‖ dans le bief du moulin.
Ce qui partout ailleurs‖ est un arrachementN'est ici que la fleur‖ de la jeune saison.Ce qui partout ailleurs‖ est un retranchementN'est ici qu'un soleil‖ au ras de l'horizon.
Ce qui partout ailleurs‖ est un dur labourageN'est ici que récolte‖ et dessaisissement.Ce qui partout ailleurs‖ est le déclin d'un âgeN'est ici qu'un candide‖ et cher vieillissement.
Ce qui partout ailleurs‖ est une résistanceN'est ici que de suite‖ et d'accompagnement ;Ce qui partout ailleurs‖ est un prosternementN'est ici qu'une douce‖ et longue obéissance.
Ce qui partout ailleurs‖ est règle de contrainteN'est ici que déclenche‖ et qu'abandonnement ;Ce qui partout ailleurs‖ est une dure astreinteN'est ici que faiblesse‖ et que soulèvement.
Ce qui partout ailleurs‖ est règle de conduiteN'est ici que bonheur‖ et que renforcement ;Ce qui partout ailleurs‖ est épargne produiteN'est ici qu'un honneur‖ et qu'un grave serment.
Ce qui partout ailleurs‖ est une courbatureN'est ici que la fleur‖ de la jeune oraison ;Ce qui partout ailleurs‖ est la lourde armatureN'est ici que la laine‖ et la blanche toison.
Ce qui partout ailleurs‖ serait un tour de forceN'est ici que simplesse‖ et que délassement ;Ce qui partout ailleurs‖ est la rugueuse écorceN'est ici que la sève‖ et les pleurs du sarment
Ce qui partout ailleurs‖ est une longue usureN'est ici que renfort‖ et que recroissement ;Ce qui partout ailleurs‖ est bouleversementN'est ici que le jour‖ de la bonne aventure.
Ce qui partout ailleurs‖ se tient sur la réserveN'est ici qu'abondance‖ et que dépassement ;Ce qui partout ailleurs‖ se gagne et se conserveN'est ici que dépense‖ et que désistement.
Ce qui partout ailleurs‖ se tient sur la défenseN'est ici que liesse‖ et démantèlement ;Et l'oubli de l'injure‖ et l'oubli de l'offenseN'est ici que paresse‖ et que bannissement.
Ce qui partout ailleurs‖ est une liaisonN'est ici qu'un fidèle‖ et noble attachement ;Ce qui partout ailleurs‖ est un encerclementN'est ici qu'un passant‖ dedans votre maison.
Ce qui partout ailleurs‖ est une obédienceN'est ici qu'une gerbe‖ au temps de fauchaison ;Ce qui partout ailleurs‖ se fait par surveillanceN'est ici qu'un beau foin‖ au temps de fenaison.
Ce qui partout ailleurs‖ est une forcerieN'est ici que la plante‖ à même le jardin ;Ce qui partout ailleurs‖ est une gagerieN'est ici que le seuil‖ à même le gradin.
Ce qui partout ailleurs‖ est une rétorsionN'est ici que détente‖ et que désarmement ;Ce qui partout ailleurs‖ est une contractionN'est ici qu'un muet‖ et calme engagement.
Ce qui partout ailleurs‖ est un bien périssableN'est ici qu'un tranquille‖ et bref dégagement ;Ce qui partout ailleurs‖ est un rengorgementN'est ici qu'une rose‖ et des pas sur le sable.
Ce qui partout ailleurs‖ est un efforcementN'est ici que la fleur‖ de la jeune raison ;Ce qui partout ailleurs‖ est un redressementN'est ici que la pente‖ et le pli du gazon.
Ce qui partout ailleurs‖ est une écorcherieN'est ici qu'un modeste‖ et beau dévêtement ;Ce qui partout ailleurs‖ est une affouillerieN'est ici qu'un durable‖ et sûr dépouillement.
Ce qui partout ailleurs‖ est un raidissementN'est ici qu'une souple‖ et candide fontaine ;Ce qui partout ailleurs‖ est une illustre peineN'est ici qu'un profond‖ et pur jaillissement.
Ce qui partout ailleurs‖ se querelle et se prendN'est ici qu'un beau fleuve‖ aux confins de sa source,Ô reine et c'est ici‖ que toute âme se rendComme un jeune guerrier‖ retombé dans sa course.
Ce qui partout ailleurs‖ est la route gravie,Ô reine qui régnez‖ dans votre illustre cour,Étoile du matin,‖ reine du dernier jour,Ce qui partout ailleurs‖ est la table servie,
Ce qui partout ailleurs‖ est la route suivieN'est ici qu'un paisible‖ et fort détachement,Et dans un calme temple‖ et loin d'un plat tourmentL'attente d'une mort‖ plus vivante que vie.
II. Prière de demande
Nous ne demandons pas‖ que le grain sous la meuleSoit jamais replacé‖ dans le cœur de l'épi,Nous ne demandons pas‖ que l'âme errante et seuleSoit jamais reposée‖ en un jardin fleuri.
Nous ne demandons pas‖ que la grappe écraséeSoit jamais replacée‖ au fronton de la treille,Et que le lourd frelon‖ et que la jeune abeilleY reviennent jamais‖ se gorger de rosée.
Nous ne demandons pas‖ que la rosé vermeilleSoit jamais replacée‖ aux cerceaux du rosier,Et que le paneton‖ et la lourde corbeilleRetourne vers le fleuve‖ et redevienne osier.
Nous ne demandons pas‖ que cette page écriteSoit jamais effacée‖ au livre de mémoire,Et que le lourd soupçon‖ et que la jeune histoireVienne remémorer‖ cette peine prescrite.
Nous ne demandons pas‖ que la tige ployéeSoit jamais redressée‖ au livre de nature,Et que le lourd bourgeon‖ et la jeune nervurePerce jamais l'écorce‖ et soit redéployée.
Nous ne demandons pas‖ que le rameau broyéReverdisse jamais‖ au livre de la grâce,Et que le lourd surgeon‖ et que la jeune raceRejaillisse jamais‖ de l'arbre foudroyé.
Nous ne demandons pas‖ que la branche effeuilléeSe tourne jamais plus‖ vers un jeune printemps,Et que la lourde sève‖ et que le jeune tempsSauve une cime au moins‖ dans la forêt noyée.
Nous ne demandons pas‖ que le pli de la nappeSoit effacé devant‖ que revienne le maître,Et que votre servante‖ et qu'un malheureux êtreSoient libérés jamais‖ de cette lourde chape.
Nous ne demandons pas‖ que cette auguste tableSoit jamais resservie,‖ à moins que pour un Dieu,Mais nous n'espérons pas‖ que le grand connétableChauffe deux fois ses mains‖ vers un si maigre feu.
Nous ne demandons pas‖ qu'une âme fourvoyéeSoit jamais replacée‖ au chemin du bonheur.Ô reine il nous suffit‖ d'avoir gardé l'honneurEt nous ne voulons pas‖ qu'une aide apitoyée
Nous remette jamais‖ au chemin de plaisance,Et nous ne voulons pas‖ qu'une amour soudoyéeNous remette jamais‖ au chemin d'allégeance,Ô seul gouvernement‖ d'une âme guerroyée,
Régente de la mer‖ et de l'illustre portNous ne demandons rien‖ dans ces amendementsReine que de garder‖ sous vos commandementsUne fidélité‖ plus forte que la mort.
III. Prière de confidence
Nous ne demandons pas‖ que cette belle nappeSoit jamais repliée‖ aux rayons de l'armoire,Nous ne demandons pas‖ qu'un pli de la mémoireSoit jamais effacé‖ de cette lourde chape.
Maîtresse de la voie‖ et du raccordement,Ô miroir de justice‖ et de justesse d'âme,Vous seule vous savez,‖ ô grande notre Dame,Ce que c'est que la halte‖ et le recueillement.
Maîtresse de la race‖ et du recroisement,Ô temple de sagesse‖ et de jurisprudence,Vous seule connaissez,‖ ô sévère prudence,Ce que c'est que le juge‖ et le balancement.
Quand il fallut s'asseoir‖ à la croix des deux routesEt choisir le regret‖ d'avecque le remords,Quand il fallut s'asseoir‖ au coin des doubles sortsEt fixer le regard‖ sur la clef des deux voûtes,
Vous seule vous savez,‖ maîtresse du secret,Que l'un des deux chemins‖ allait en contre-bas,Vous connaissez celui‖ que choisirent nos pas,Comme on choisit un cèdre‖ et le bois d'un coffret.
Et non point par vertu‖ car nous n'en avons guère,Et non point par devoir‖ car nous ne l'aimons pas,Mais comme un charpentier‖ s'arme de son compas,Par besoin de nous mettre‖ au centre de misère,
Et pour bien nous placer‖ dans l'axe de détresse,Et par ce besoin sourd‖ d'être plus malheureux,Et d'aller au plus dur‖ et de souffrir plus creux,Et de prendre le mal‖ dans sa pleine justesse.
Par ce vieux tour de main,‖ par cette même adresse,Qui ne servira plus‖ à courir le bonheur,Puissions-nous, ô régente,‖ au moins tenir l'honneur,Et lui garder lui seul‖ notre pauvre tendresse.
IV. Prière de report
Nous avons gouverné‖ de si vastes royaumes,Ô régente des rois‖ et des gouvernements,Nous avons tant couché‖ dans la paille et les chaumes,Régente des grands gueux‖ et des soulèvements.
Nous n'avons plus de goût‖ pour les grands majordomes,Régente du pouvoir‖ et des renversements,Nous n'avons plus de goût‖ pour les chambardements,Régente des frontons,‖ des palais et des dômes.
Nous avons combattu‖ de si ferventes guerresPar-devant le Seigneur‖ et le Dieu des armées,Nous avons parcouru‖ de si mouvantes terres,Nous nous sommes acquis‖ si hautes renommées.
Nous n'avons plus de goût‖ pour le métier des armes,Reine des grandes paix‖ et des désarmements,Nous n'avons plus de goût‖ pour le métier des larmes,Reine des sept douleurs‖ et des sept sacrements.
Nous avons gouverné‖ de si vastes provinces,Régente des préfets‖ et des procurateurs,Nous avons lanterné‖ sous tant d'augustes princes,Reine des tableaux peints‖ et des deux donateurs.
Nous n'avons plus de goût‖ pour les départements,Ni pour la préfecture‖ et pour la capitale,Nous n'avons plus de goût‖ pour les embarquements,Nous ne respirons plus‖ vers la terre natale,
Nous avons encouru‖ de si hautes fortunes,Ô clef du seul honneur‖ qui ne périra point,Nous avons dépouillé‖ de si basses rancunes,Reine du témoignage‖ et du double témoin.
Nous n'avons plus de goût‖ pour les forfanteries,Maîtresse de sagesse‖ et de silence et d'ombre,Nous n'avons plus de goût‖ pour les argenteries,Ô clef du seul trésor‖ et d'un bonheur sans nombre.
Nous en avons tant vu,‖ dame de pauvreté,Nous n'avons plus de goût‖ pour de nouveaux regards,Nous en avons tant fait,‖ temple de pureté,Nous n'avons plus de goût‖ pour de nouveaux hasards.
Nous avons tant péché,‖ refuge du pécheur,Nous n'avons plus de goût‖ pour les atermoiements,Nous avons tant cherché,‖ miracle de candeur,Nous n'avons plus de goût‖ pour les enseignements.
Nous avons tant appris‖ dans les maisons d'école,Nous ne savons plus rien‖ que vos commandements.Nous avons tant failli‖ par l'acte et la parole,Nous ne savons plus rien‖ que nos amendements.
Nous sommes ces soldats‖ qui grognaient par le monde,Mais qui marchaient toujours‖ et n'ont jamais plié,Nous sommes cette Église‖ et ce faisceau lié,Nous sommes cette race‖ internelle et profonde.
Nous ne demandons plus‖ de ces biens périssables,Nous ne demandons plus‖ vos grâces de bonheur,Nous ne demandons plus‖ que vos grâces d'honneur,Nous ne bâtirons plus‖ nos maisons sur ces sables.
Nous ne savons plus rien‖ de ce qu'on nous a lu,Nous ne savons plus rien‖ de ce qu'on nous a dit.Nous ne connaissons plus‖ qu'un éternel édit,Nous ne savons plus rien‖ que votre ordre absolu.
Nous en avons trop pris,‖ nous sommes résolus.Nous ne voulons plus rien‖ que par obéissance,Et rester sous les coups‖ d'une auguste puissance,Miroir des temps futurs‖ et des temps révolus.
S'il est permis pourtant‖ que celui qui n'a rienPuisse un jour disposer,‖ et léguer quelque chose,S'il n'est pas défendu,‖ mystérieuse rose,Que celui qui n'a pas‖ reporte un jour son bien ;
S'il est permis au gueux‖ de faire un testament,Et de léguer l'asile‖ et la paille et le chaume,S'il est permis au roi‖ de léguer le royaume,Et si le grand dauphin‖ prête un nouveau serment ;
S'il est admis pourtant‖ que celui qui doit toutSe fasse ouvrir un compte‖ et porter un crédit,Si le virement tourne‖ et n'est pas interdit,Nous ne demandons rien,‖ nous irons jusqu'au bout.
Si donc il est admis‖ qu'un humble débiteurPuisse élever la voix‖ pour ce qui n'est pas dû,S'il peut toucher un prix‖ quand il n'a pas vendu,Et faire balancer‖ par solde créditeur ;
Nous qui n'avons connu‖ que vos grâces de guerreEt vos grâces de deuil‖ et vos grâces de peine,(Et vos grâces de joie,‖ et cette lourde plaine),Et le cheminement‖ des grâces de misère ;
Et la procession‖ des grâces de détresse,Et les champs labourés‖ et les sentiers battus,Et les cœurs lacérés‖ et les reins courbatus,Nous ne demandons rien,‖ vigilante maîtresse.
Nous qui n'avons connu‖ que votre adversité,(Mais qu'elle soit bénie,‖ ô temple de sagesse),Ô veuillez reporter,‖ merveille de largesse,Vos grâces de bonheur‖ et de prospérité.
Veuillez les reposer‖ sur quatre jeunes têtes,Vos grâces de douceur‖ et de consentement,Et tresser pour ces fronts,‖ reine du pur froment,Quelques épis cueillis‖ dans la moisson des fêtes.
V. Prière de déférence
Tant d'amis détournés‖ de ce cœur solitaireN'ont point lassé l'amour‖ ni la fidélité ;Tant de dérobement‖ et de mobilitéN'ont point découragé‖ ce cœur involontaire.
Tant de coups de fortune‖ et de coups de misèreN'ont point sonné le jour‖ de la fragilité ;Tant de malendurance‖ et de brutalitéN'ont point laïcisé‖ ce cœur sacramentaire.
Tant de fausse créance‖ et tant de faux mystèreN'ont point lassé la foi‖ ni la docilité ;Tant de renoncements‖ n'ont point débilitéLe sang du rouge cœur‖ et le sang de l'artère.
Pourtant s'il faut ce jour‖ dresser un inventaireQue la mort devait seule‖ et conclure et sceller ;S'il faut redécouvrir‖ ce qu'il fallait celer ;Et s'il faut devenir‖ son propre secrétaire ;
S'il faut s'instituer‖ et son propre notaireEt son propre greffier‖ et son double témoin,Et mettre le paraphe‖ après le dernier point,Et frapper sur le sceau‖ le chiffre signataire ;
S'il faut fermer la clause‖ et lier le contrat,Et découper l'article‖ avec le paragraphe,Et creuser dans la pierre‖ et graver l'épigraphe,S'il faut s'instituer‖ recteur et magistrat ;
S'il faut articuler‖ ce nouveau répertoireSans nulle exception‖ et sans atermoiement,Et sans transcription‖ et sans transbordement,Et sans transgression‖ et sans échappatoire ;
S'il faut sur ces débris‖ dresser un nouveau code,Et sur ces châtiments‖ dresser un nouveau roi,Et planter l'appareil‖ d'une dernière loi,Sans nul événement‖ et sans nul épisode :
Nul ne passera plus‖ le seuil de ce désertQui ne vous soit féal‖ et ne vous soit fidèle,Et nul ne passera‖ dans cette citadelleQui n'ait donné le mot‖ qu'on donne à mot couvert.
Nul ne visitera‖ ce temple de mémoire,Ce temple de mémoire‖ et ce temple d'oubli,Et cette gratitude‖ et ce destin rempli,Et ces regrets pliés‖ aux rayons de l'armoire.
Nul ne visitera‖ ce cœur enseveliQui ne se soit rangé‖ dessous votre conduiteEt ne se soit perdu‖ dans votre auguste suiteComme une voix se perd‖ dans un chœur accompli.
Et nulle n'entrera‖ dans cette solitudeQui ne vous soit sujette‖ et ne vous soit servanteEt ne vous soit seconde‖ et ne vous soit suivante,Et nulle n'entrera‖ dans cette servitude,
Et nul ne franchira‖ le seuil de ce palais,Et la porte centrale‖ et le parvis de marbre,Et la vasque et la source‖ et le pourpris et l'arbre,Qui ne soit votre esclave‖ et l'un de vos valets.
Et nul ne passera‖ dans cette plénitudeQui ne soit votre fils‖ et votre serviteur,Comme il est votre serf‖ et votre débiteur,Et nul ne passera‖ dans cette quiétude,
Pour l'amour le plus pur‖ et le plus salutaireEt le retranchement‖ et le même regret,Et nul ne passera‖ le seuil de ce secretPour l'amour le plus dur‖ et le plus statutaire,
Et l'amour le plus mûr‖ et le plus plein de peine,Et le plus plein de deuil‖ et le plus plein de larmes,Et le plus plein de guerre‖ et le plus plein d'alarmes,Et le plus plein de mort‖ au seuil de cette plaine.
Et pour le plus gonflé‖ du plus ancien sanglot,Et pour le plus vidé‖ de la vieille amertume,Et pour le plus lavé‖ de la plus basse écume,Et pour le plus gorgé‖ du plus antique flot.
Et pour le plus pareil‖ à cette lourde grappe,Et pour le plus astreint‖ aux treilles de ce mur,Et pour le plus contraint‖ comme pour le plus sûr,Et pour le plus pareil‖ à ce pli de la nappe.
Et nul ne passera‖ dans cette certitude,Pour l'amer souvenir‖ et le regret plus doux,Et le morne avenir‖ et l'éternel remousDes vagues de silence‖ et de sollicitude.
Et nul ne franchira‖ le seuil de cette tombe,Pour un culte éternel‖ encor que périssable,Et le profond remous‖ de ces vagues de sableOù le pied du silence‖ à chaque pas retombe,
Qui ne soit incliné‖ vers vos sacrés genouxEt ne soit sous vos pieds‖ comme un chemin de feuille,Et ne consente et laisse‖ et ne prétende et veuille,De l'épaisseur d'un monde‖ être aimé moins que vous.
Versification
- Forme
- 126 quatrains (strophes variées)
- Rimes
- 80(abba) 46(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 126 quatrains
- Mots à la rime
- a route / toute féminine, classiqueb chemin / main masculine, classiquea voûte / déroute féminine, classiqueb demain / humain masculine, classiquea facile / docile féminine, classiqueb l'événement / détournement masculine, classiquea rebelle / belle féminine, classiqueb raisonnements / casernements masculine, classiquea reconnu / contenu masculine, classiqueb larmes / armes féminine, classiquea revenu / nu masculine, classiqueb d'arrivées / corvées féminine, classiquea retraite / fête féminine, classiqueb recueillement / défeuillement masculine, classiquea tait / était masculine, classiqueb absence / présence féminine, classiquea tentation / soumission masculine, classiqueb l'envers / univers masculine, classiquea tente / présente féminine, classiqueb l'abdication / présentation masculine, classiquea impossible / invincible féminine, classiqueb démission / salutation masculine, classiquea accession / dépression masculine, classiqueb abrasement / entassement masculine, classiquea oppression / succession masculine, classiqueb écrasement / empressement masculine, classiquea guerre / vulgaire féminine, classiqueb délaissement / affaissement masculine, classiquea bataille / taille féminine, classiqueb boucher / pêcher masculine, classiquea montée / démontée féminine, classiqueb qu'aboutissement / qu'établissement masculine, classiquea loi / foi masculine, classiqueb commandements / amendements masculine, classiquea obsession / qu'intercession masculine, classiqueb rendue / vendue féminine, classiquea lassitude / vicissitude féminine, classiqueb plateau / coteau masculine, classiquea habitude / solitude féminine, classiqueb menton / rejeton masculine, classiquea décrépitude / sollicitude féminine, classiqueb genoux / nous masculine, classiquea amertume / écume féminine, classiqueb salés / filets masculine, classiquea têtes / prophètes féminine, équivalenteb raisonnement / testament masculine, classiquea arches / patriarches féminine, classiqueb pas / compas masculine, classiquea voyages / villages féminine, classiqueb étranges / anges féminine, classiquea apôtres / vôtres féminine, classiqueb péroraison / oraison masculine, classiquea naufrages / âges féminine, classiqueb transbordement / bâtiment masculine, classiquea dispersion / procession masculine, classiqueb rassemblement / démembrement masculine, classiquea examen / lendemain masculine, classiqueb jeunesse / faiblesse féminine, classiquea parchemin / main masculine, classiqueb tendresse / maladresse féminine, classiquea détraquement / baraquement masculine, classiqueb déclinaison / maison masculine, classiquea paix / épais masculine, classiqueb reddition / sédition masculine, classiquea armée / renommée féminine, classiqueb encombrements / retardements masculine, classiquea effondrement / redoublement masculine, classiqueb inclinaison / comparaison masculine, classiquea accablement / parlement masculine, classiqueb obéissance / audience féminine, classiquea encadrement / ajournement masculine, classiqueb reposoir / soir masculine, classiquea révolus / résolus masculine, classiqueb éternel / solennel masculine, classiquea absolu / dévolu masculine, classiqueb paternel / fraternel masculine, classiquea enfant / triomphant masculine, classiqueb grise / brise féminine, classiquea novice / complice féminine, classiqueb lanternements / gouvernements masculine, classiquea malin / moulin masculine, classiqueb servante / savante féminine, classiquea arrachement / retranchement masculine, classiqueb saison / l'horizon masculine, classiquea labourage / âge féminine, classiqueb dessaisissement / vieillissement masculine, classiquea résistance / obéissance féminine, classiqueb d'accompagnement / prosternement masculine, classiquea contrainte / astreinte féminine, classiqueb qu'abandonnement / soulèvement masculine, classiquea conduite / produite féminine, classiqueb renforcement / serment masculine, classiquea courbature / armature féminine, classiqueb oraison / toison masculine, classiquea force / écorce féminine, classiqueb délassement / sarment masculine, classiquea usure / aventure féminine, classiqueb recroissement / bouleversement masculine, classiquea réserve / conserve féminine, classiqueb dépassement / désistement masculine, classiquea défense / l'offense féminine, classiqueb démantèlement / bannissement masculine, classiquea liaison / maison masculine, classiqueb attachement / encerclement masculine, classiquea obédience / surveillance féminine, classiqueb fauchaison / fenaison masculine, classiquea forcerie / gagerie féminine, classiqueb jardin / gradin masculine, classiquea rétorsion / contraction masculine, classiqueb désarmement / engagement masculine, classiquea périssable / sable féminine, classiqueb dégagement / rengorgement masculine, classiquea efforcement / redressement masculine, classiqueb raison / gazon masculine, classiquea écorcherie / affouillerie féminine, classiqueb dévêtement / dépouillement masculine, classiquea raidissement / jaillissement masculine, classiqueb fontaine / peine féminine, classiquea prend / rend masculine, classiqueb source / course féminine, classiquea gravie / servie féminine, classiqueb cour / jour masculine, classiquea suivie / vie féminine, classiqueb détachement / tourment masculine, classiquea meule / seule féminine, classiqueb l'épi / fleuri masculine, classiquea écrasée / rosée féminine, équivalenteb treille / abeille féminine, classiquea vermeille / corbeille féminine, classiqueb rosier / osier masculine, classiquea écrite / prescrite féminine, classiqueb mémoire / histoire féminine, classiquea ployée / redéployée féminine, classiqueb nature / nervure féminine, classiquea broyé / foudroyé masculine, classiqueb grâce / race féminine, classiquea effeuillée / noyée féminine, classiqueb printemps / temps masculine, classiquea nappe / chape féminine, classiqueb maître / être féminine, classiquea table / connétable féminine, classiqueb Dieu / feu masculine, classiquea fourvoyée / apitoyée féminine, classiqueb bonheur / l'honneur masculine, classiquea plaisance / d'allégeance féminine, classiqueb soudoyée / guerroyée féminine, classiquea port / mort masculine, classiqueb amendements / commandements masculine, classiqueb l'armoire / mémoire féminine, classiquea raccordement / recueillement masculine, classiqueb d'âme / Dame féminine, classiquea recroisement / balancement masculine, classiqueb jurisprudence / prudence féminine, classiquea routes / voûtes féminine, classiqueb remords / sorts masculine, classiquea secret / coffret masculine, classiqueb contre-bas / pas masculine, classiquea guère / misère féminine, classiquea détresse / justesse féminine, classiqueb malheureux / creux masculine, classiquea adresse / tendresse féminine, classiquea royaumes / chaumes féminine, classiqueb gouvernements / soulèvements masculine, classiquea majordomes / dômes féminine, classiqueb renversements / chambardements masculine, classiquea guerres / terres féminine, classiqueb armées / renommées féminine, équivalentea armes / larmes féminine, classiqueb désarmements / sacrements masculine, classiquea provinces / princes féminine, classiqueb procurateurs / donateurs masculine, classiquea départements / embarquements masculine, classiqueb capitale / natale féminine, classiquea fortunes / rancunes féminine, classiqueb point / témoin masculine, classiquea forfanteries / argenteries féminine, classiqueb d'ombre / nombre féminine, classiquea pauvreté / pureté masculine, non classiqueb regards / hasards masculine, classiquea pécheur / candeur masculine, classiqueb atermoiements / enseignements masculine, classiquea d'école / parole féminine, classiquea monde / profonde féminine, classiqueb plié / lié masculine, classiquea périssables / sables féminine, classiqueb bonheur / d'honneur masculine, classiquea lu / absolu masculine, classiqueb dit / édit masculine, classiquea résolus / révolus masculine, classiqueb obéissance / puissance féminine, classiquea rien / bien masculine, classiqueb chose / rose féminine, classiquea testament / serment masculine, classiqueb chaume / royaume féminine, classiquea tout / bout masculine, classiqueb crédit / interdit masculine, classiquea débiteur / créditeur masculine, classiqueb dû / vendu masculine, classiquea guerre / misère féminine, classiqueb peine / plaine féminine, classiquea détresse / maîtresse féminine, classiqueb battus / courbatus masculine, classiquea adversité / prospérité masculine, classiqueb sagesse / largesse féminine, classiquea têtes / fêtes féminine, classiqueb consentement / froment masculine, classiquea solitaire / involontaire féminine, classiqueb fidélité / mobilité masculine, classiquea misère / sacramentaire féminine, classiqueb fragilité / brutalité masculine, classiquea mystère / l'artère féminine, classiqueb docilité / débilité masculine, classiquea inventaire / secrétaire féminine, classiqueb sceller / celer masculine, classiquea notaire / signataire féminine, classiqueb témoin / point masculine, classiquea contrat / magistrat masculine, classiqueb paragraphe / l'épigraphe féminine, classiquea répertoire / échappatoire féminine, non classiqueb atermoiement / transbordement masculine, classiquea code / épisode féminine, classiqueb roi / loi masculine, classiquea désert / couvert masculine, classiqueb fidèle / citadelle féminine, classiquea mémoire / l'armoire féminine, classiqueb d'oubli / rempli masculine, classiquea enseveli / accompli masculine, classiqueb conduite / suite féminine, classiquea solitude / servitude féminine, classiqueb servante / suivante féminine, classiquea palais / valets masculine, classiqueb marbre / l'arbre féminine, classiquea plénitude / quiétude féminine, classiqueb serviteur / débiteur masculine, classiquea salutaire / statutaire féminine, classiqueb regret / secret masculine, classiqueb larmes / d'alarmes féminine, classiquea sanglot / flot masculine, classiquea grappe / nappe féminine, classiqueb mur / sûr masculine, classiquea certitude / sollicitude féminine, classiqueb doux / remous masculine, classiquea tombe / retombe féminine, classiquea genoux / vous masculine, classiqueb feuille / veuille féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 3.4· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
504 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres complètes de Charles Péguy, tome 6, Paris, Éditions de la Nouvelle Revue Française, 1919· numérisation poesies.net· Sources