Sonnets et poésies, 1875· Seconde partie Poésies inédites 1834-1839· Sonnets nouveaux et triolets
Le néant des grandeurs
Vous que, pour ses desseins,Dieu fait monter d’embléeA la cime étoiléeDes hauts pouvoirs humains,
Votre œil, plein de dédains,Dans la foule assembléeAu fond de la vallée,N’aperçoit que des nains.
Mais que votre orgueil croule :Vous semblez à la fouleTout petits, vous aussi.
Donc, qu’importe où nous sommes ?Là-haut ou bien ici,Nous restons toujours hommes.
Improvisé dans les Alpes, 28 juillet 1835.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Sonnets et poésies, Nantes - Paris, V; FOREST ET ÉM. GRIMAUD - Alphonse LEMERRE, 1875· numérisation gallica.bnf.fr· Sources