Heures perdues, 1894
1884
De l’an nouveau l’heure est sonnée !Qui nous dira pourquoi le tempsDans sa course désordonnéeNous emporte tout palpitants ?
De l’homme étrange destinée !De la vie, ô trop courts instants !Vers combien de jours de l’annéeReviennent nos cœurs inconstants ?
Pour moi deux dates, l’une sombre,L’autre riante, percent l’ombreOù gît l’an si vite écoulé.
Votre souvenir a des charmes,Tombe qui fis couler mes larmes,Et berceau qui m’as consolé !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Heures perdues, Paris, Imprimerie générale A. Côté, 1894· numérisation wikisource.org· Sources