La muse gaillarde, 1876‑1924· Les belles paroles
Une belle matinée de printemps
EN ce matin où la douceur est telleQui se répand par les bois et les champsQu’il n’y a rien d’ineffable comme elle,Dites-moi si vous croyez aux méchants.
Oui, je ne sais pourquoi me vient ce rêve ;Mais, n’est-ce pas, ô Seigneur qui m’entendsQu’il est des jours où le Mal est en grève,Où tout le monde est bon, en même temps ?
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La muse gaillarde, Paris, ÉDITIONS RIEDER, 1939· numérisation wikisource.org· Sources