Pommes d’ève, 1874· Lisbeth
50. « Au rendez-vous, quand j’attendais »
Au rendez-vous, quand j’attendais,Le cœur plein de folles chimères ;Toi, vers un autre tu courais…Les affaires sont les affaires.
Jeanne aisément tu m’oublias :Cet autre est riche, et les trouvèresN’ont qu’une âme ardente ici-bas..Les affaires sont les affaires.
Quoique triste, je n’aurai pasPour toi de paroles amères ;C’est égal, je t’aimais, mais bah !…Les affaires sont les affaires.
Aujourd’hui qu’on rencontre tantD’aventuriers, d’aventurières,L’amour n’est plus un passe-temps.,Les affaires sont les affaires.
Nice, 1871.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources