Pommes d’ève, 1874
54. Postface
A Madame X.
vil faut me pardonner mon vers ardent et leste ;Les belles l’ont fait naître et l’amour l’a formé.Je ris des pudibonds ; et ma Musa, du reste,Ne chante pas pour ceux qui n’ont jamais aimé.A quoi sert d’être prude ? A quoi bon me maudire ?On adore tout bas ce qu’on flétrit tout haut.Ce recueil est hardi ? — Je ne réponds qu’un mot :Si vous avez rougi, vous allez le relire.
Paris, 24 Avril 1874.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Pommes d’ève, Paris, impr. de J. Claye, 1874· numérisation gallica.bnf.fr· Sources