Quelques vers d’autrefois, 1915
V. Devant l’arc de triomphe
Le vieux roi s’avança, prêt à franchir la voûte :De l’immortalité n’était-ce pas la route ?Devant l’arche ; et devant tout un peuple orphelin,Dans Paris prisonnier devenu son Berlin,Il apparut, plus fier que César à Pharsale :Iéna, lui cria la vierge colossale,Magdebourg, Auerstaedt, Bautzen, Lutzen, Valmy,Prenzlau, Napoléon, Et le vieil EnnemiTout à coup tourna bride, en baissant la paupière,Sans oser violer la Lucrèce de pierre.
Mars 1871.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Quelques vers d’autrefois, Paris, ÉMILE-PAUL FRÈRES, ÉDITEURS, 1915· numérisation gallica.bnf.fr· Sources