Tout n’est pas rose, 1877
X. Camée
Quand j’ai baisé son sein, blanche coupe de marbreQue, pleine de nectar, sur sa poitrine un jourRenversa tout à coup Apollon fou d’amour ;Sur son lit de feuillage, aux pieds moussus d’un arbre,Daphné lasse, trouvant mon désir importun,Ferme ses yeux d’azur, aux rayons de Diane ;Et son beau corps d’ivoire autour de mon corps brunEn spirale s’enroule ainsi qu’une liane.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Tout n’est pas rose, Paris, CALMANN LÉVY, 1877· numérisation gallica.bnf.fr· Sources