La Cité des eaux, 1902· Ode et poésies
Chanson
J'ai fleuri l'ombre odoranteEt j'ai parfumé la nuitDe la senteur expiranteDe ces roses d'aujourd'hui.
En elles se continue,Pétale à pétale, un peuDu charme de t'avoir vueLes cueillir toutes en feu.
Est-ce moi, si ce sont elles ?Tout change et l'on cherche en vainA faire une heure éternelleD'un instant qui fut divin ;
Mais tant qu'elles sont vivantesDe ce qui reste de luiRespire l'ombre odoranteDe ces roses d'aujourd'hui.
Versification
- Forme
- 4 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 4(abab)
- Mètre
- Heptasyllabes
- Strophes
- 4 quatrains
- Mots à la rime
- a odorante / expirante féminine, classiqueb nuit / d'aujourd'hui masculine, non classiquea continue / vue féminine, classiqueb peu / feu masculine, classiquea elles / éternelle féminine, non classiqueb vain / divin masculine, classiquea vivantes / odorante féminine, non classiqueb lui / d'aujourd'hui masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 1.9
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
16 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources