La Cité des eaux, 1902· Ode et poésies
Épigramme
Pour que ton rire pur,‖ jeune, tendre et léger,S'épanouisse en fleur sonore,Il faut qu'avril verdisse‖ aux pousses du verger,Plus vertes d'aurore en aurore,
Il faut que l'air égal‖ annonce le printempsEt que la première hirondelleRase d'un vol aigu‖ les roseaux de l'étangQui mire son retour fidèle !
Mais, quoique l'écho rie‖ à ton rire avec toi,Goutte à goutte et d'une eau lointaine,N'entends-tu pas gémir‖ et répondre à ta voixLa plainte faible des fontaines ?
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a léger / verger masculine, classiqueb sonore / aurore féminine, classiquea printemps / l'étang masculine, non classiqueb hirondelle / fidèle féminine, classiquea toi / voix masculine, non classiqueb lointaine / fontaines féminine, non classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.3· écart moyen à la rime classique 2.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources