La Cité des eaux, 1902· Ode et poésies
Le vœu
« N'avez-vous pas tenu‖ en vos mains souverainesLa souplesse de l'eau‖ et la force du vent ?Le nombreux univers‖ en vous fut plus vivantQu'en ses fleuves, ses flots,‖ ses fleurs et ses fontaines. »
C'est vrai. Ma bouche a bu‖ aux sources souterraines ;La sève s'est mêlée‖ à la fleur de mon sangEt, d'un cours régulier,‖ naturel et puissant,Toute l'âme terrestre‖ a coulé dans mes veines.
Aussi, riche et joyeux‖ du fruit de ma moissonEt du quadruple soir‖ de mes quatre saisons,Je te donne ma cendre,‖ ô terre maternelle,
Pour renaître plus vif,‖ plus vaste et plus vivantEt vivre de nouveau‖ la Vie universelle,Dans la fuite de l'Eau‖ et la force du Vent.
Versification
- Forme
- Sonnet classique, prototype 2 (sonnet)
- Rimes
- abba abba ccd ede
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a souveraines / fontaines féminine, classiqueb vent / vivant masculine, classiquea souterraines / veines féminine, classiqueb sang / puissant masculine, non classiquea moisson / saisons masculine, non classiqueb maternelle / universelle féminine, classiquea vivant / Vent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.9· écart moyen à la rime classique 1.4
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources