La Cité des eaux, 1902· Ode et poésies
Lied
Dors lentement avec des rêvesLégers de l'air pur respiréLe long des rives fraternellesOù nos pas doubles ont erré.
Dors doucement avec des songesParfumés des fleurs du cheminQui ce soir encore dans l'ombreSont odorantes de tes mains.
Dors seule en rêve avec toi-même.Sois ton propre songe ; il n'est pasD'autre couronne pour ta têteQue le cercle nu de tes bras.
Versification
- Mètre
- Octosyllabes
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La cité des eaux, Paris, SOCIÉTÉ DU MERCURE DE FRANCE, 1902· numérisation Project Gutenberg· Sources