Les jeux rustiques et divins, 1897· Aréthuse· Flûtes d’avril et de septembre
Après la Forêt et la Mer
Ma tranquille maison‖ est la même aujourd’huiQu’aux jours de ma jeunesse‖ où mon Désir a fuiSon seuil, et mon retour‖ s’accoude, vers le soir,Sur la table où‖ ma lampe brûle, et je peux voir,À sa flamme qui se‖ projette droite et haute,Mon ombre auprès de moi‖ qui songe côte à côte,Assis à l’âtre en cendre‖ et sans bénir les Dieux,Car mon foyer n’a pas‖ d’autels et mal pieuxNous n’invoquerons pas‖ de lares, et, Déesses,Votre sourire est mort‖ au soir de nos sagesses !Ayant vu la forêt‖ et la plaine et la mer,Je sais que toute Nymphe‖ est femme par sa chair ;Les Faunes sont‖ des masques où un nain ricane,Bestial avec des‖ sabots de bouc ou d’âne,Et lorsque je ramais‖ dans ma barque marine,Entre elles, vers leur voix,‖ venue à moi divine.J’ai vu, que je pensais‖ être à jamais sereines,Après avoir chanté‖ se mordre les Sirènes !
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 9((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6=6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a aujourd’hui / fui masculine, classiqueb soir / voir masculine, classiquec haute / côte féminine, classiqued Dieux / pieux masculine, classiquee Déesses / sagesses féminine, classiquef mer / chair masculine, classiqueg ricane / d’âne féminine, classiqueh marine / divine féminine, classiquei sereines / Sirènes féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
18 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les jeux rustiques et divins, Mercure de France, Paris, 1897· numérisation poesies.net· Sources