Drames du peuple, 1885· Échappées dans le temps et l’espace
Le Soldat de Marathon
CE n'était qu'un soldat,‖ obscur entre dix mille.Quand on eut la victoire,‖ il voulut, le premier,En porter la nouvelle‖ à sa lointaine ville.Et partit, fier coureur‖ agitant un laurier.
Épuisé par sa course‖ effrayante et sans trêve,Il mourut, dès qu'il fut‖ au terme du chemin.Heureux qui peut de même,‖ ayant atteint son rêve,Mourir, la flamme au cœur‖ et la palme à la main
Versification
- Forme
- 2 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 2(abab)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 2 quatrains
- Mots à la rime
- a mille / ville féminine, classiqueb premier / laurier masculine, classiquea trêve / rêve féminine, classiqueb chemin / main masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
8 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Poésies, Paris, ALPHONSE LEMERRE ÉDITEUR, 1897· numérisation archive.org· Sources