La chanson des gueux, 1881· Deuxième partie Gueux de paris· Les quatre saisons
XI. Vendanges
Là-bas, sur les coteaux‖ dorés de la Bourgogne,Des gars aux larges reins,‖ forts et luisants de trogne,Font la vendange. On goûte‖ au moût en plein soleil,Et le sang du raisin‖ qui coule à flot vermeilN’est pas plus beau ni plus‖ rouge que leur sang rouge.Chez nous, c’est sous le noir‖ et bas plafond d’un bougeQue des voyous blafards,‖ couleur tête de veau,Font la vendange. Ils ont‖ pour vin doux et nouveauLe liquide appelé‖ macadam, une boueJaunâtre, fade, et qui‖ fait monter à leur joueNon la pourpre du sang,‖ mais l’obscur colorisDu pus prêt à crever‖ au bout d’un panaris.
Versification
- Forme
- 1 distiques (distiques)
- Rimes
- 6((aa))
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Strophes
- 1 distiques
- Mots à la rime
- a Bourgogne / trogne féminine, classiqueb soleil / vermeil masculine, classiquec rouge / bouge féminine, classiqued veau / nouveau masculine, classiquee boue / joue féminine, classiquef coloris / panaris masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La chanson des gueux, Paris, Maurice Dreyfous, éditeur, 1881· numérisation ebooksgratuits.com· Sources