Les caresses, 1877· Thermidor
XIV. « Bien avant d'avoir pu contempler à mon gré »
Bien avant d'avoir pu‖ contempler à mon gréTa statue en chair toute nue,J'avais vu tout ton corps,‖ quoiqu'il me fût muré.Et sa beauté m'était connue.
Des corsages jaloux‖ traversant les rideaux,Mes yeux touchaient ta gorge blanche ;Et j'avais deviné‖ la chute de ton dos,Ta croupe, ton ventre, ta hanche,
Ton mollet rond, ta cuisse‖ au contour ferme et plein,Rien qu'à voir ta cheville preste.Le bas de jambe est comme‖ un espion malinQui trahit les secrets du reste.
Versification
- Forme
- 3 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 3(abab)
- Mètre
- Octosyllabes et alexandrins (6 de 8, 6 de 12)· profil 8, 6+6
- Strophes
- 3 quatrains
- Mots à la rime
- a gré / muré masculine, classiqueb nue / connue féminine, classiquea rideaux / dos masculine, classiqueb blanche / hanche féminine, classiquea plein / malin masculine, classiqueb preste / reste féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Caresses, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1877· numérisation archive.org· Sources