Les caresses, 1877· Thermidor
XVI. « Son corps est d'un blanc monotone »
Son corps est d'un blanc monotoneComme la neige sur les champs ;Mais sa toison semble un automneDoré par les soleils couchants.
Ses seins droits ont la pointe aiguëAinsi que la ronce des mursEt sont froids comme la ciguëPleine de poisons doux et sûrs.
Dire l'odeur de sa peau fraîche,Aucun parfum ne le saurait,Ni le foin séché dans la crèche,Ni l'haleine d'une forêt,
Ni le thym, ni la marjolaine,Ni le muguet, ni le cressonNourri des pleurs de la fontaineEt tout baigné de sa chanson,
Ni le repli des coquillagesQui garde un arôme énervant,Souvenance d'anciens sillages,D'algues, de marée et de vent.
Versification
- Forme
- 5 quatrains (quatrains)
- Rimes
- 5(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Strophes
- 5 quatrains
- Mots à la rime
- a monotone / automne féminine, classiqueb champs / couchants masculine, classiquea aiguë / ciguë féminine, classiqueb murs / sûrs masculine, classiquea fraîche / crèche féminine, classiqueb saurait / forêt masculine, classiquea marjolaine / fontaine féminine, classiqueb cresson / chanson masculine, classiquea coquillages / sillages féminine, classiqueb énervant / vent masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.8· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Caresses, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, ÉDITEURS, 1877· numérisation archive.org· Sources