Les Stupra, 1871
II. « Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vu »
Nos fesses ne sont pas les leurs. Souvent j’ai vuDes gens déboutonnés derrière quelque haie,Et, dans ces bains sans gêne où l’enfance s’égaie,J’observais le plan et l’effet de notre cul.
Plus ferme, blême en bien des cas, il est pourvuDe méplats évidents que tapisse la claieDes poils ; pour elles, c’est seulement dans la raieCharmante que fleurit le long satin touffu.
Une ingéniosité touchante et merveilleuseComme l’on ne voit qu’aux anges des saints tableauxImite la joue où le sourire se creuse.
Oh ! de même être nus, chercher joie et repos,Le front tourné vers sa portion glorieuse,Et libres tous les deux murmurer des sanglots ?
Versification
- Mètre
- Heptasyllabes et hexasyllabes (10 de 7, 2 de 6)· profil 6, 7
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stupra, Paris, Imprimerie particulière, 1871· numérisation wikisource.org· Sources