Les Stupra, 1871
III. Sonnet du Trou du Cul
Obscur et froncé comme un œillet violetIl respire, humblement tapi parmi la mousseHumide encor d’amour qui suit la fuite douceDes Fesses blanches jusqu’au cœur de son ourlet.
Des filaments pareils à des larmes de laitOnt pleuré, sous le vent cruel qui les repousse,À travers de petits caillots de marne roussePour s’aller perdre où la pente les appelait.
Mon Rêve s’aboucha souvent à sa ventouse ;Mon âme, du coït matériel jalouse,En fit son larmier fauve et son nid de sanglots.
C’est l’olive pâmée, et la flûte câline ;C’est le tube où descend la céleste praline :Chanaan féminin dans les moiteurs enclos !
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 10(abba)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6÷6
- Mots à la rime
- a violet / ourlet féminine, classiqueb mousse / douce féminine, classiquea lait / appelait féminine, classiqueb repousse / rousse féminine, classiquea ventouse / câline féminine, classiqueb jalouse / sanglots féminine, classiqueb praline féminine, classiquec enclos féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 0.3· écart moyen à la rime classique 0.5
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Stupra, Paris, Imprimerie particulière, 1871· numérisation wikisource.org· Sources