Œuvres, 1873· Les illuminations· I. vers nouveaux et chansons
Silence
Entends comme brameprès des acacias,en avril, la rameviride du bois !
Dans sa vapeur nette,vers Phœbé ! tu voiss’agiter la têtede saints d’autrefois…
Loin des claires meulesdes caps, des beaux toits,ces chers Anciens veulentce philtre sournois…
Or, ni férialeni astrale ! n’estla brume qu’exhalece nocturne effet.
Néanmoins ils restent,‒ Sicile, Allemagne, ‒dans ce brouillard tristeet blêmi, justement !
Versification
- Forme
- Strophes régulières
- Rimes
- 8(abab)
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a brame / rame masculine, non classiqueb acacias / bois féminine, classiquea nette / tête masculine, classiqueb vois / d’autrefois féminine, classiquea meules / veulent masculine, classiqueb toits / sournois féminine, classiquea fériale / qu’exhale masculine, classiqueb n’est / effet féminine, classiquea restent / triste masculine, classiqueb Allemagne / justement féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.2· écart moyen à la rime classique 0.3
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
20 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres, Paris, MERCURE DE FRANCE, 1912· numérisation Project Gutenberg· Sources