Le plaisir des jours, 1914
Sagesse
LE printemps peut fleurir, au loin,Les blancs vergers de la colline…Sur ma table, je n’ai besoinQue d’une branche qui s’incline.
Le matin bleu peut baigner l’air…Pour que tout l’azur m’en pénètre,Il suffit du pan de ciel clairQui se découpe à ma fenêtre.
Un oiseau chante à plein gosierSur un marronnier qui verdoie ..C’est assez pour m’extasierDe parfums, d’azur et de joie.
Je pense à tes yeux, par instants,Et je me souris à moi-même…J’ai dans mon cœur tout le printemps,Et tout l’amour, puisque je t’aime.
16 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvres de André rivoire, Paris, Librairie Alphonse Lemerre, 1914· numérisation gallica.bnf.fr· Sources