Le Règne Du Silence, 1891· Du silence
XXIV. « En province, dans la langueur matutinale »
En province, dans la‖ langueur matutinaleTinte le carillon,‖ tinte dans la douceurDe l'aube qui regarde‖ avec des yeux de sœur,Tinte le carillon,‖ — et sa musique pâleS'effeuille fleur à fleur‖ sur les toits d'alentour,Et sur les escaliers‖ des pignons noirs s'effeuilleComme un bouquet de sons‖ mouillés que le vent cueille :Musique du matin‖ qui tombe de la tour,Qui tombe de très loin‖ en guirlandes fanées,Qui tombe de naguère‖ en invisibles lis,En pétales si lents,‖ si froids et si pâlisQu'ils semblent s'effeuiller‖ du front mort des années.
Versification
- Forme
- Strophe unique
- Rimes
- 1(abbacddceffe)
- Mètre
- Alexandrins· profil 6−6
- Strophes
- 1 douzain
- Mots à la rime
- a matutinale / pâle féminine, classiqueb douceur / sœur masculine, classiquec d'alentour / tour masculine, classiqued s'effeuille / cueille féminine, classiquee fanées / années féminine, classiquef lis / pâlis masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 2.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
12 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Le Règne Du Silence, Paris, BIBLIOTHÈQUE CHARPENTIER, 1891· numérisation poesies.net· Sources