Dans Les Brandes, 1877
La vache
Une vache gisait,‖ sombre, la bave au mufle,Et les yeux imprégnés‖ d'une immense terreur,Tandis qu'un taureau noir,‖ farouche comme un buffle,Semblait lui regarder‖ le ventre avec horreur.
Le pacage ! c'était‖ la pénombre béante.L'arbre y devenait spectre,‖ et le ruisseau marais.Un ciel jaune y planait‖ sur une herbe géante.A droite, un vieux manoir —‖ à gauche, des forêts.
Et la vache geignait‖ dans ce lieu fantastique.On eût dit qu'un pouvoir‖ occulte et magnétiqueÉlargissait encor‖ ses grands yeux assoupis.
Ma curiosité‖ devint alors féroce,Et, m'approchant, je vis,‖ — ô nourrisson atroce ! —Un énorme crapaud‖ qui lui suçait le pis.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abab cdcd eef ggf
- Mètre
- Alexandrins· profil 6+6
- Mots à la rime
- a mufle / buffle féminine, classiqueb terreur / horreur masculine, classiquea béante / géante féminine, classiqueb marais / forêts masculine, classiquea fantastique / magnétique féminine, classiqueb assoupis / pis masculine, classiquea féroce / atroce féminine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.7· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Dans Les Brandes, Poèmes Et Rondels, Paris, G. CHARPENTIER ET Cie, EDITEURS, 1883· numérisation poesies.net· Sources