Fin d’œuvre, 1919· Les songes (Dernières poésies)
Philosophie
Pour tranquillement profiterDu privilège de la vie,Il faut n’avoir nulle autre envieQue de se sentir exister.
L’esprit, le corps, tout rapporterAu destin sans qu’on s’en défie,Se dire que le droit dévie,Prévoir le mal et l’accepter ;
Confiner son âme et sa vueDans la même courte étendue,Sinon on traînera son sort,
L’œil béant, la pensée avide,Entre le vertige du videEt l’épouvante de la mort.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Fin d’œuvre, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1919· numérisation crcrosnier.fr· Sources