La nature, 1892
Impression d’hiver
L’herbe tombe en décrépitude,L’eau vive gèle au fond des trous :Seul, un bois de pins et de houxReste vert dans la solitude.
Ironique par ce temps rudeCette couleur a l’air moins douxQue les tons fanés, bruns et roux.Dont l’œil prend la morne habitude.
Ce verdoiement noircit le froid,Et quand on marche en cet endroitUne vague horreur vous escorte :
Car ils semblents maudits, l’hiver,Ces terrains tout nus comme un ver,Sans un lambeau de feuille morte.
Versification
- Forme
- Sonnet non classique (sonnet)
- Rimes
- abba cddc eef ggf
- Mètre
- Alexandrins et octosyllabes (11 de 12, 3 de 8)· profil 8, 6−6
- Mots à la rime
- a décrépitude / solitude féminine, classiqueb trous / houx masculine, classiquea rude / habitude féminine, classiqueb doux / roux masculine, classiquea froid / endroit masculine, classiqueb escorte / morte féminine, classiquea l’hiver / ver masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.6· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
14 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après La nature, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1892· numérisation crcrosnier.fr· Sources