Les apparitions, 1896
L’ouragan
Convulsion de la TempêtePar les immensités vaguant,La musique de l’ouraganCommence où la nôtre s’arrête :
Car, avec l’effrayant prestigeDe ses mugissants lamentos,Elle traduit tous les chaos,Tous les abîmes du vertige.
Interprète d’éternité,N’exprimant de l’humanitéQue le tourbillon de sa cendre,
Elle évoque, seul dans sa nuit,Dans le secret de son ennui,L’Infini… pour qui sait l’entendre.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources