Les apparitions, 1896
La maison damnée
Triomphante, avec tous les charmesDe la belle gaieté sans larmes,La maison ouvre sur les cieuxSes fenêtres qui sont ses yeux.
Mais la Mort vient trouver ses hôtes,Les emmène tous, un par un.Désormais, vitrage défunt !C’est la grande aveugle des côtes.
Elle est damnée ! Aucun n’en veut.Et, que le ciel soit gris ou bleu,Par les soleils brûlant les pierres,
Par les vents froids pleins de sanglots,En tout temps, on voit toujours closSes volets qui sont ses paupières.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources