Les apparitions, 1896· La nature et l’art
I. « Prêtant à l’onde, à l’arbre, au vent »
Prêtant à l’onde, à l’arbre, au ventSa grande voix mystérieuse,La nature, grave ou joyeuse,Ainsi l’interpellait souvent :
« Crois à ton corps qui veut m’étreindre,Me sentir, m’avoir, me humer,A ton instinct qui veut m’aimer.C’est ton seul esprit qu’il faut craindre !…
Fuis le rêve ! ou malheur à toi !…Tu saurais, enfreignant ma loi,La pire horreur, la plus amère.
Mort à la curiosité,Végète ma réalitéAu lieu de vivre ta chimère. »
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources