Les apparitions, 1896· La nature et l’art
II. « Mais lui, restant son propre émule »
Mais lui, restant son propre émule,Il tordait son esprit, son cœur,Passait le suc de son labeurA tous les cribles du scrupule.
Voici que dans le gouffre avideQu’il crut combler, le malheureux !Il s’engloutit, toujours plus creux,Se débat, vidé, dans le vide.
Ah ! la Nature avait raison !Son rêve est devenu poison.Ci-gît sa muse trépassée
Sur tous les fiels qu’elle a vomis.A présent, qu’il passe au tamisLes ténèbres de sa pensée !…
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les apparitions, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1896· numérisation crcrosnier.fr· Sources