Les bêtes, 1911
Le chant du coq
Dans le silence qu’il entailleAvec son cri tranchant et clair,Le coq disperse au fond de l’airComme une clameur de bataille.
Il est sinistre et glorieux,Ce cri qui jamais ne retardePour signaler l’aube blafardeSous la voûte morne des cieux.
Il trouve maints réveils dispos,Mais le remords sans un reposEt l’insomnie à la torture
Se remettent à frissonnerQuand ils entendent claironnerCe trompette de la nature.
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les bêtes, Paris, G. CHARPENTIER ET E. FASQUELLE, ÉDITEURS, 1911· numérisation crcrosnier.fr· Sources