Les Névroses, 1883· Les ténèbres
La Chanson des Amoureuses
À Georges Landry.
Nos soupirs s'en vont dans la tombeComme des souffles dans la nuit,Et nos plaintes sont un vain bruitComme celles de la colombe.
Tout prend son vol et tout retombe,Tout s'enracine et tout s'enfuit !Nos soupirs s'en vont dans la tombeComme des souffles dans la nuit.
C'est toujours la mort qui surplombeLe nouvel amour qui séduit,Et pas à pas, elle nous suitDans la volupté qui nous plombe.Nos soupirs s'en vont dans la tombe.
Versification
- Forme
- Rondel classique (rondel)
- Rimes
- ABba abAB abbaA
- Mètre
- Octosyllabes
- Mots à la rime
- a tombe / colombe féminine, classiqueb nuit / bruit masculine, classiquea retombe / tombe féminine, classiqueb s'enfuit / nuit masculine, classiquea surplombe / plombe / tombe féminine, classiqueb séduit / suit masculine, classique
- Richesse
- extension moyenne des rimes 1.0· écart moyen à la rime classique 0.0
Avec la scansion affichée, chaque voyelle comptée est soulignée et numérotée au survol, les e muets comptés sont en gris, les e non comptés barrés, la césure marquée ‖, la rime soulignée. Les mètres, césures et rimes sont ceux relevés par le Corpus Malherbe, vérifiés par ses auteurs ; cliquer un vers le soumet au scandeur de MotJuste pour comparer.
13 vers· cliquer un vers pour le scander· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Les Névroses, Paris, G. CHARPENTIER, EDITEUR, 1885· numérisation poesies.net· Sources