Paysages et Paysans, 1899
Le Lac et le Saule
La solitude est bien l’hôtesseQui convient à ce lac profond :Son saule unique et lui se fontLe vis-à-vis de la tristesse.
Immobiles ou se mouvantIls joignent leurs mélancolies,Par les froidures, sous les pluies,Dans le soleil et dans le vent.
Ils échangent même en secretCe qui les charme ou les distrait.L’arbre a des oiseaux dans ses branches,
Il les montre au Lac qui, toujours,À fleur d’eau lui montre à son tourSes belles carpes et ses tanches !
14 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Paysages et Paysans, Paris, BIBLIOTHÈQUE-CHARPENTIER, EUGÈNE FASQUELLE, ÉDITEUR, 1899· numérisation poesies.net· Sources