Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
XVII. A un critique moderne
Après avoir bien sué pour entendreVos longs discours doctement superflus,On est d’abord tout surpris de comprendreQue l’on n’a rien compris, ni vous non plus.Monsieur l’abbé, dont les tons absolusSeraient fort bons pour un petit monarque,Vous croyez être au moins notre Aristarque.Mais apprenez, et retenez-le bien,Que qui sait mal (vous en êtes la marque)Est ignorant plus que qui ne sait rien.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources