Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
XVI. « Par trop bien boire, un curé de Bourgogne »
Par trop bien boire, un curé de BourgogneDe son pauvre œil se trouvoit déferré.Un docteur vient : Voici de la besognePour plus d’un jour. — Je patienterai.Çà, vous boirez… — Eh bien ! soit, je boirai.Quatre grands mois… — Plutôt douze, mon maître.Cette tisane. — A moi ? reprit le prêtre.Vade retro. Guérir par le poison ?Non, par ma soif ! Perdons une fenêtre.Puis’qu’il le faut ; mais sauvons la maison.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources