Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre premier
II. « Ce traître Amour prit à Vénus sa mère »
Ce traître Amour prit à Vénus sa mèreCertain bijou, pour donner à Psyché :Puis dans les yeux de celle qui m’est chèreS’enfuit tout droit, se croyant bien caché.Lors je lui dis : Te voilà mal niché,Petit larron, cherche une autre retraite ;Celle du cœur sera bien plus secrète.Vraiment, dit-il, ami, c’est m’obliger ;Et, pour payer ton amitié discrète,C’est dans le tien que je me veux loger.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources