Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
X. « Certain marquis, fameux par le grand bruit »
Certain marquis, fameux par le grand bruitQu’il s’est donné d’homme à bonne fortune,Se plaint partout que des voleurs de nuitEn son logis sont entrés sur la brune.Ils m’ont tout pris, bagues, joyaux, pécune ;Mais ce que plus je regrette, entre nous,C’est un recueil d’amoureux billets douxDe cent beautés, dont mon cœur fit capture.Seigneur marquis, j’en suis fâché pour vous ;Car ces coquins connoîtront l’écriture.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources