Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre deuxième
IX. « J’ai depuis peu vu ta femme nouvelle »
J’ai depuis peu vu ta femme nouvelle.Qui m’a paru si modeste en son air.Si bien en point, si discrète, si belle,L’esprit si doux, le ton de voix si clair,Bref, si parfaite et d’esprit et de chair,Que si le ciel m’en donnoit trois de même,J’en rendrais deux au grand diable d’enfer,Pour l’engager à prendre la troisième.
8 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources