Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre premier
VIII. « Je veux avoir, et je l’aimerai bien »
Je veux avoir, et je l’aimerai bien,Maîtresse libre et de façon gentille,Qui soit joyeuse et de plaisant maintien,De rien n’ait cure, et sans cesse frétille,Qui, sans raison, toujours cause et babille,Et n’ait de livre autre que son miroir :Car ne trouver, pour s’ébattre le soir,Qu’une matrone honnête, prude et sage,En vérité ce n’est maîtresse avoir ;C’est prendre femme et vivre en son ménage.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources