Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre premier
VII. « Soucis cuisants, au partir de Caliste »
Soucis cuisants, au partir de Caliste,Jà commençoient à me supplicier,Quand Cupidon, qui me vit pâle et triste,Me dit : Ami, pourquoi te soucier ?Lors m’envoya, pour me solacier,Tout son cortège et celui de sa mère,Songes plaisants et joyeuse chimère,Qui, m’enseignant à rapprocher les temps,Me font jouir, malgré l’absence amère,Des biens passés et de ceux que j’attends.
10 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources