Œuvres, 1712· Épigrammes· Livre troisième
XXX. Justification de la précédente épigramme, a un important de cour qui s’en Faisoit l’application
Bien que votre ton suffisantPrête un beau champ à la satire,Ne vous alarmez pas, beau sire ;Ce n’est point vous, quant à présent,Que ma muse a voulu décrire.Et qui donc ? Je vais vous le dire :C’est un piètre mal décidé,Moitié robe, moitié soutane,Moitié dévot, moitié profane,Savant jusqu’à l’A B C D,Et galant jusqu’à la tisane.Le reconnoissez-vous ? Selon.C’est, celui qui, sous Apollon,Prend soin des haras du Parnasse,Et qui fait, provigner la raceDes bidets du sacré vallon.Le reconnoissez-vous mieux ? Non.Ouais ! Pourtant, sans que je le nomme,Il faut que vous le deviniez.C’est l’aîné des abbés noyés.Oh, oh ! j’y suis ; ce trait, peint l’hommeDepuis la tète jusqu’aux pieds.
22 vers· texte et analyse du Corpus Malherbe (Richard Renault, CRISCO, Université de Caen Normandie), licence CC BY-NC-SA 4.0· d'après Œuvre de, Paris, GARNIER FRÈRES, LIBRAIRES-ÉDITEURS, 1869· numérisation gallica.bnf.fr· Sources